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L'imprimerie Cino del Duca / Québécor . . . . . /!\ Menacée de démolition par l'agglomération, avec la complicité de la ville de Blois /!\

En 2016, nos collectivités locales s'apprétent encore à démolir un pan de notre patrimoine, et, comme d'habitude, dans le plus grand secret.
Cette fois-ci, il s'agit de l'ancienne imprimerie Cino del Duca / Québécor.
PATRIMOINE NATUREL ET URBAIN
En savoir plus sur le patrimoine menacé à Blois :
L'imprimerie Cino del Duca, qui deviendra ensuite Quebécor, avant de fermer, est l'un des premiers bâtiments a avoir été construit dans ce qui deviendra la zone d'activité de Blois-Nord, et est un témoignage de nos première grandes agences de presses françaises.

La façade des bureaux, donnant sur l'avenue de Vendôme, qui a fait l'objet d'un relief monumental, est le fruit d'une collaboration entre l'
ingénieur Tullio Patscheider et le sculpteur Carlo Ramous.
Carlo Ramous (1926-2003) est un sculpteur reconnu, son travail a fait l'objet de plus de 300 expositions dont plusieurs expositions internationales. Ses œuvres sont exposées dans plusieurs musées à travers le monde.
Cette façade est l'une de ses plus grandes réalisations. Elle est citée à de nombreuses reprises, et elle est l'une des deux œuvres à figurer en page de garde du site qui lui est consacré.
Preuve de l'intérêt de cette façade, celle-ci fera l'objet d'une table ronde, le 27 juin prochain, à Paris (Istitu Italiano di Cultura), et des photographie de celle-ci seront exposées à la triennale de Milan !

La ville et l'agglomération, par l'intermédiaire de leurs élus s'étaient engagées dans la préservation et la mise en valeur de la façade. Ils ont communiqué dessus. Celle-ci a même été protégée dans le PLU, approuvé en novembre 2013.

Pourtant, agglopolys, avec la complicité de la ville de Blois, souhaitaient en détruire les deux tiers. Le PLU a été modifié, début 2016, et la protection de la façade a été assouplie, par la ville de Blois. En parrallèle, un permis de démolir a été déposé, par Christophe Degruelle, puis accepté.

Sensible à l'intérêt de cet édifice, et pressentant un intérêt plus profond de cette façade, M.
Viault Nicolas, a réalisé des recherches, préludes à la constitution d'un dossier sur cet édifice, ce qui a permis de retrouver le nom des auteurs cités ci-dessus, et de mesurer tout l'intérêt de la façade.

Notre association,
Blois-Patrimoine-Paysage-Environnement-Cadre de vie, a ensuite pris le relais.
Plusieurs élus de la ville et de l'agglomération ont été avertis de l'intérêt de cette façade, mais sans succès... comme d'habitude.

Une lettre et un dossier ont été envoyés à Mme la Ministre de la Culture, Audrey Azoulay, pour demander une instance de classement de cette façade.

En parallèle, nous avons contacté M.
Walter Patscheider, fils de l'ingénieur Carlo Patscheider et conservateur de l'héritage artistique de Carlo Ramous, ainsi que différentes personnalités physiques ou morales, comme, par exemple, Patrick Bouchain, architecte connu pour la réhabilitation de friches industielles, et en particulier l'usine LU, à Nantes.

Fait incompréhensible et scandaleux, M. Walter Patscheider nous a fait savoir que, lors d'un rendez-vous ayant eu lieu en janvier 2016, Christophe Degruelle l'avait assuré que façade serait intégralement conservée. En réalité, cela fait un an et demi, que la démolition est envisagée (pièces d'étude annexées au permis de démolir), et le permis de démolir a été demandé un mois plus tard (demande de permis de démolir signée le 25 février 2016, par Christophe Degruelle). Par ailleurs, cela montre que Christophe Degruelle connaissait le nom des auteurs, ainsi que l'intérêt de la façade, mais il les a cachés, de manière délibérée.
M. Patscheider a fait savoir, par l'intermédiaire de son avocat, à M. Gricourt et à M. Degruelle, que cette démolition violait la législation sur les droits d’auteur, et leur a interdit toute mutilation de cette façade,
sous peine de poursuites judiciaires.

Suite à notre action, M.
Jack Lang, ancien Maire de Blois, et ancien Ministre de la Culture, a envoyé une lettre à Mme Audrey Azoulay, Ministre de la Culture, pour la sensibiliser à l'intérêt de cette façade et soutenir l'action de notre association.
Madame
Antonella Ranaldi, directrice des Beaux-Arts et des Paysages de Lombardie (région où a vécu Carlo Ramous), dépendant du ministère de la Culture de l'Italie, a envoyé une lettre à notre ministre de la Culture, au président de l’agglomération, au maire de Blois, ainsi qu'à l'architecte des Bâtiments de France.

Nous avons également alerté la préfecture de la présumé illégalité du permis de démolir.

Suite à notre action, les choses semblent changer, dans le bon sens, même s'il n'y a, pour l'instant, que des paroles, et pour cette raison, nous souhaitons rester prudents.
Christophe Degruelle est littéralement en train de retourner sa veste, une seconde fois, prétextant une erreur de la part de ses services, alors qu'il a lui-même signé le permis de démolir de la façade. Et que les élus ont été informés de la bêtise que représentait la démolition de cette façade, sans réagir, ou alors de manière négative à notre encontre...
Quand à Gricourt, il ne dit rien.

Que serait-il passé s'il n'y avait pas eu de recherche sur cet édifice ? Que serait-il passé si nous n'avions pas contacté des personnes extérieures à notre ville ?

Une étude a été annoncée, par le biais du journal local, début juin, pour la restauration de la façade. Est-ce encore une parole en l'air ?
Pour l'instant, il n'y a aucun engagement fort. Le permis n'a pas été annulé. Pourtant, cela représenterait un engagement fort, et sûr.
L'association n'a même pas été contactée par les élus. Walter Patscheider non plus...

S'il convient de s'élever contre ce vandalisme culturel, quasi habituel sur Blois (destruction de la rotonde ferroviaire, destruction du grand logis, datant du début 16e siècle, remplacement de pavés anciens par du béton dans la rue de la Chaîne,...), il faut également s'élever contre ces discours politiques vides de sens, où les élus font le contraire de ce qu'ils disent, voire de ce qu'ils promettent, où les projets vont à l'encontre des intentions exprimées, et cela, de la manière la plus naturelle du monde.

Ce dossier présente l'étude sur cette édifice et leurs auteurs, ainsi que les méthodes peu louables des élus de la ville de Blois et de l'agglomération pour arriver à leurs fins destructrices, ainsi que nos actions.