Valoriser le contrebas des terrasses de l'Evéché

En plein centre-ville, dans le contrebas des jardins de l'évêché et de la roseraie, entre ceux-ci et le quartier du Bourg Saint-Jean, il existe des terrasses qui sont inoccupées. Celles-ci sont délimitées par des murs de soutènement et des murs délimitant différentes parcelles. L'endroit est vraiment unique mais n'est pas valorisé.
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# Des jardins partagés ?

Etant donné le potentiel et le fait que la majorité des terrains appartiennent à la ville, il est trop bête de laisser cet ensemble à l'abandon, surtout si ces terrains ont été achetés.

Cependant, puisque les murs sont entretenus et que ceux qui ne le sont pas devront l'être bientôt afin que le coteau reste stable, et puisque la ville n'a plus d'argent pour aménager cet espace (la passerelle à 12 millions d'euro + la salle du jeu de Paume à 32 millions d'euro + la délocalisation de l'Observatoire Loire au parc des Mées à 1,5 millions d'euro + etc.), et afin de diminuer les coûts d'aménagement et d'entretien, le jardin pourrait être exploité par les habitants (
jardins partagés autogérés), ainsi tout le monde y gagnerait :
- la ville, car elle aurait un endroit aujourd'hui inexploité et inesthétique, entretenu et mis en valeur, à moindre frais ;
- les habitants du centre-ville qui souhaitent avoir un jardin à cultiver à proximité de chez eux.
Travail réalisé en 2013 - dernière mise à jour le 18 mars 2014. ////////////////////////////////////////////////////
Localisation des terrasses inoccupées en magenta.
Les jardins de l'évêché sont appréciés par les Blésois et les touristes. La roseraie possède même le label national "jardins remarquables".
Pourtant, le contrebas, que tout le monde regarde pour admirer la vue n'est, pas au niveau, comme s'il manquait quelque chose. On ne passe pas non plus. On regarde la Loire, les toits du Faubourg Saint-Jean, le faubourg de Vienne, de l'autre côté du fleuve Royal, mais pas question d'y aller : nul chemin n'y mène.

Pourtant, cet ensemble, par sa
situation et par sa configuration est unique et regorge de potentiels. Les jardins qui s'étagent les uns au-dessus des autres, les murs qui soutiennent les terrasses, les murs perpendiculaires qui séparent les parcelles les unes des autres, des escaliers qui permettent de relier les différents niveaux entre eux... cela pourrait être de véritables jardins suspendus ; on rêverait de pouvoir déambuler dans ces espaces, d'une terrasse à l'autre, cheminer pour descendre jusqu'en bas. Le cadre est seulement... exceptionnel !

Ce lieu mériterait d'être
valorisé. Et pourtant, ce lieu est laissé quasiment à l'abandon. A chaque fois, que je voyais cet espace, je me demandais "pourquoi ?".

Jusqu'au jour où....
Les terrasses, juste en contrebas de la terrasse basse de la roseraie (Ouest).
Les terrasses vues de l'esplanade ou est située la statue de Jeanne d'Arc (cavalier).
Les terrasses vues de l'esplanade ou est située la statue de Jeanne d'Arc (cavalier).
Les terrasses situées en contrebas de la terrasse Est (jardin des 5 sens).
Vue de la rue du Bourg Saint-Jean (partie Sud-Ouest).
Escalier et bouche de cavage...
Un cadre qui est juste... exceptionnel ! (partie centrale)
... et terrasses (partie Sud-Ouest).
(partie centrale)
(partie Nord-Est).
(partie Nord-Est).
Il s'agit d'une maquette située dans un sous-sol du bâtiment principal de l'Hôtel de Ville, elle est visible en allant à la salle Malfray.

Après quelques recherches, il s'avère qu'il s'agit d'une maquette réalisée sous la mandature de Jack Lang.
Il s'agit du projet de ré-aménagement de l'ensemble des terrasses de l'évêché, et de la construction d'un ensemble de maisons rue du Bourg Saint-Jean. Les jardins qu'on connait aujourd'hui sont en fait la seule partie qui a été réalisée d'un projet plus vaste.
Le projet a été
abandonné, peut-être faute de budget, peut être à cause de l'alternance politique, et le Maire actuel Marc Gricourt n'a pas repris le projet.

Plus étonnant encore, après vérification auprès des services appropriés, on constate que
la majorité de ces terrains appartiennent à la ville (sans doute achetés sous Jack Lang afin de réaliser ce projet). Sur l'ensemble de 2700m², seuls 700 m² n'appartiennent pas à la ville (2 parcelles dont une appartient au bailleur social "Immobilière Val de Loire" -groupe 3F-).

Cependant, certains murs de soutènement et des murs séparant des parcelles ont été
restaurés pendant l'été 2012.
L'ensemble (y compris les parcelles appartenant à des privés) est
entretenu à minima (fauchage de l'herbe) par la ville.
Par ailleurs, ce projet permettrait de relier la ville basse (le Bourg-Saint Jean et le Mail) à la ville haute (jardins de l'évêché).
Un escalier existe sur ces parcelles, mais celui-ci est assez étroit et surtout raide. Il pourrait être refait, ou alors, un autre accès pourrait être réalisé non loin, dans le dénivelé de la parcelle situé en contrebas de la grille de la roseraie (ce qui serait probablement moins coûteux).

Quelques dessins permettront prochainement de se projeter dans ce lieu et d'en illustrer les usages.
Allées.
Coupes selon relevés effectués sur le terrain.
Différents types de jardins en carrés.
Culture en plates-bandes.
Ce projet, a été proposé à plusieurs reprises à la municipalité, mais, celle-ci ne semble pas intéressée. A chaque fois que le projet est évoqué, l'échange est clos immédiatement ("ce n'est pas d'actualité" dixit le maire, dans un échange en apparté, à la fin d'une réunion publique de mai 2013), les mails ne reçoivent jamais de réponse (je sais qu'il sont reçus, mais sont-ils lus, au moins ?), les rendez-vous ne sont pas acceptés. Il n'y a eu aucune écoute, aucun moyen de présenter ce projet dans le détail, pas forcément pour qu'il soit accepté, mais au moins pour échanger dessus.

Pourtant, de nombreux habitants du quartier et d'un peu plus loin sont intéressés par ce projet.

A noter que dans les actes du forum "4 jours pour les jardins partagés", ayant eu lieu à Paris du 16 au 19 juin 2005, il est mentionné que
les jardins partagés sont un "bon indicateur de la vitalité d'une commune en terme de transformation sociétales et de relation entre les citoyens et leurs élus". Dont acte !

De plus, ce n'est qu'un des trop nombreux endroits chargé de potentiels que la ville n'exploite pas.

Cet endroit dormira sans doute encore longtemps.... Le surnom de Blois n'est-elle pas "
la Belle Endormie" ?


* J'ai également présenté ce projet dans le cadre d'une commission pour les municipales de l'équipe sortante, mais celui-ci n'a pas été retenu par le maire pour des raisons que j'ignore.
Cependant, une certaine candidate d'une liste centriste et citoyenne semble très intéressée par le projet, d'autant plus que son équipe souhaite développer les jardins partagés à Blois. Cet espace va-t-il enfin se réveiller ?
Vue de la rue du Bourg Saint-Jean.
La zone inoccupée, hachurée en magenta, avec un essai de reconstitution des terrasses. En blanc, les terrains appartenant à la ville, et en bleu gris, les terrains appartenant à des privés.
# Aménagement des jardins

Un jardin partagé peut soit être composée d'une parcelle commune et on décide ensemble de ce qu'on va y faire pousser, soit de multiples petites parcelles individuelles. Cependant, ici, étant donné la surface du terrain, les deux peuvent être mélangés (espaces privés, et espaces communs autour), afin que chacun puisse y trouver son compte (ceux qui désirent avoir une petite parcelle, ainsi que ceux qui veulent seulement jardiner de temps en temps, sans être contraint de venir régulièrement).

Si les jardins partagés ne sont ouverts que lorsque des jardiniers sont présents, des
allées où le public peut déambuler sans entrer dans les jardins peuvent être réalisées, afin que chacun puisse en profiter (visuellement), ce qui est le but d'un tel projet. Le lieu se prête à la déambulation et à l'aménagement de micro-espaces.

L'organisation du lieu en terrasses se prête à la création de
différents univers, ce qui suscite la curiosité, l'envie de découverte et la déambulation, les parcelles peuvent aussi être affectées à différentes fonctions (potager, arbres fruitiers,...).

Un type de jardin qui peut être expérimenté est le
potager en carré. Le potager est composé de plusieurs modules carrés de 1,20 de côté (1m20 permet d'accéder au milieu), ce qui permet à chacun de prendre autant de carrés qu'il le souhaite, selon ses besoins ou le temps qu'il souhaite passer à jardiner.
Cela permet également de pratiquer la culture en carré, qui consiste à réaliser 9 carrés au sein de ce carré, où l'on met des plantes différentes, afin d'avoir une production variée, et aussi des plantes étant complémentaires (certaines éloignant un type d'insecte dont la plante d'à côté est très sensible, par exemple), ce qui limite l'utilisation de pesticides. Un
savoir-faire de plantes associées, qui mériterait d'être connu et d'être transmis aux autres jardiniers de la ville.
En outre, la création d'un tel espace offre plusieurs autres avantages et participe activement aux politiques publiques portées par la ville :


+ un lieu qui favorise le lien social et développe les relations entre les habitants :

Une activité partagée sur un tel espace et les échanges qui s'y déroulent permettent de développer le
lien social, intergénérationnel, le brassage des différentes catégories socio-professionnelles (ouvriers, cadres,...), et de tisser des liens entre les habitants qui ne font bien souvent que se croiser. Les échanges entre les habitants ne peut être que bénéfiques pour la qualité de vie à Blois.

De plus, le jardinage n'est pas forcément une fin en soit et n'est pas la seule activité qui peut être réalisée dans ce jardin : le lieu peut avoir vocation à accueillir d'
autres activités destinées à le faire vivre, comme des animations festives, des pique-niques, des repas de quartier, des expositions en plein-air, des activités comme des jeux de boules, et à ce titre accueillir d'autres habitants et devenir un véritable lieu de rencontre.
Tout le monde y trouverait son compte, acteur ou promeneur, et chaque personne qui soit jardinier ou non pourrait s'investir (ouverture du jardin, relation avec les écoles, organisation d'un repas de quartier,...).

De manière plus précise, cela permet aussi de sortir de l'
isolement certaines personnes (personnes âgées seules et isolées par exemple) et de développer l'accomplissement de soi des personnes qui sont dans des situations précaires (chômeurs,...).


+ Un lieu de citoyenneté :

A la différence de la plupart des espaces extérieurs et publics qui n'ont pas fait l'objet de projets portés par les habitants et à qui on ne donne pas l'occasion de s'investir, des jardins partagés permettent aux habitants de participer à l'amélioration de leur cadre de vie, tant dans la conception que dans la réalisation.
Un tel espace permet donc à chaque habitant de pouvoir
agir sur son environnement proche et de manière concrète. Cela change son rapport à la ville, à l'espace (s'approprier un espace, embellir, prendre soin de...), le citoyen devient un citoyen-responsable et un citoyen-acteur.


+ Un lieu qui sensibilise à l'écologie et au développement durable :

Le jardinage s'inscrit dans le développement durable : culture sans pesticides, récupération de l'eau de pluie (toits de la mairie, des drains des terrasses), favoriser biodiversité, consommer local (absurdité de consommer des produits ayant parcouru des milliers de kilomètres), valoriser et conforter l'écosystème urbain (des ruches pourraient être installées sur certaines parcelles inaccessibles)....


+ Un lieu pour la prévention de la santé

En plus d'avoir la satisfaction de consommer ses propres légumes et ses propres fruits et d'économiser en produisant une partie de ses denrées, un jardin permet de cultiver des variétés introuvables comme des légumes anciens, ou des variétés de légumes/de fruits de son pays d'origine.

Le jardinage participe également à la sensibilisation du bien-manger en
posant les bases des repères pour une alimentation saine et équilibrée (prévention de l'obésité, etc.) : on cuisine souvent bien et avec attention avec de bons légumes qu'on a soit-même cultivé.
Dans ce cadre, le lieu pourrait avoir vocation à développer des
projets en partenariat avec les professionnels de la santé (il existe déjà ce type d'actions sur Blois, mais en semaine et dans des lieux clos).

C'est un lieu où l'on pratique une activité physique, où chacun peut se ressourcer psychologiquement, et de surcroît, en plein air (synthèse de la vitamine D).


+ Un lieu pédagogique

Ce jardin pourrait servir de
lieu pédagogique aux écoles du quartier : apprentissage aux différentes variétés de fruits et de légumes, aux insectes, à la relation entre le potager et l'assiette, sensibilisation à la nature, aux cycles des saisons, à la qualité des produits, au respect des équilibres naturels, à l'environnement et au développement durable. Le jardinage apprend aussi des valeurs comme la patience, la tolérance, ainsi que la gestion des ressources (eau) et éveille la curiosité.

Il peut aussi s'y dérouler des ateliers ouverts aux autres jardiniers de la ville pour partager et transmettre des connaissances en terme de jardinage écologique (purin d'ortie, savoir-faire en termes de cultures associées)
entre les différents jardiniers de la ville.


L'exploitation et la mise en valeur de cet espace améliore l'image qu'offre la ville aux visiteurs, mais devient aussi une image concrète et visible de la politique globale de la ville.
Cela permettrait de répondre à une certaine demande (pas toujours exprimée de manière claire, mais latente).

En effet, il y a bien des jardins dans le centre-ville (terrasses de l'Evêché, jardin des Simples et des Fleurs royales,...), mais ils sont uniquement "contemplatifs", il n'y a pas de possibilité d'y jardiner. Or, un certain nombre de personnes éprouvent l'
envie de jardiner, d'avoir un contact direct avec la nature, d'avoir un endroit où elles puissent s'investir physiquement, ou tout simplement un espace pour s'aérer, mais sans être passif ou contemplatif, comme dans un jardin public, mais au contraire, actif.
Par ailleurs, un certain nombre de parcs et de jardins possèdent des jeux pour enfants, où les parents emmènent leurs enfants, mais les parents ne trouvent pas toujours de quoi faire. Ils regardent leur enfant jouer, surveillance oblige, ou discutent avec d'autres parents, quand il y en a d'autres, sinon les activités sont limitées (tricot, lecture, etc.) et n'ont pas la possibilité de faire d'autre
chose comme dans un jardin privatif.
A contrario, dans un jardin partagé, on peut imaginer faire un peu de jardinage, ou même préparer un repas (type pique nique) avec les légumes de son jardin, tout en jetant un coup d'oeil à ses enfants qui jouent à la balançoire, d'autant que la surveillance peut être relâchée, l'espace étant plus privé.

Quant aux
jardins familiaux, ceux-ci sont situés en périphérie. Un jardin nécessitant un entretien quasi-quotidien (au moins pour l'arrosage en été et la cueillette) même s'il peut être de courte durée en fonction de la taille de la parcelle, il n'est pas logique d'avoir à faire plusieurs kilomètres pour cela (perte de temps, pas d'incitation à moins utiliser la voiture, ex : travail dans la ZI Nord, jardin en Vienne et pas de dessertes en bus).
De plus, un certain nombre d'habitants du centre-ville y travaillent également ou ne travaillent plus, cherchent à utiliser le moins possible leur voiture (pour des raisons pratiques, comme la difficulté de se garer au centre-ville, donc la laissent garée ; sensibilité écologique ; etc.), doivent se déplacer, parfois en voiture (pas toujours de place pour ranger son vélo dans son immeuble, pas de possibilité de garer son vélo de manière sécurisée au centre-ville, pas de dessertes en bus) afin de cultiver un jardin.

Par ailleurs, dans un jardin loin de son habitat, pour un court passage quasi-quotidien en semaine (arrosage, cueille des tomates), on y amène rarement ses enfants, à contrario, cela peut tout à fait être possible, dans un jardin à proximité de chez soi, en ramenant les enfants de l'école, par exemple. La
proximité est un facteur très important dans le rapport avec son jardin.

En outre, le
format des jardins familiaux (300m²) ne correspond pas toujours aux besoins des habitants, et en particulier à ceux de certaines catégories sur-représentées en centre-ville (étudiants, jeunes couple actif, retraités seuls, ou tout simplement habitants qui cherchent un petit lopin de terre seulement pour se détendre 2h par semaine...).


La création de jardins partagés en plein centre-ville permet d'apporter une réponse en adéquation à certaines demandes qui ne trouvent pas de réponses dans les alternatives proposées.
Cela permettrait d'
attirer et de retenir des habitants au centre-ville, par une amélioration de la qualité de vie, et d'entrer dans une stratégie plus globale de rendre attractif le centre-ville sur le plan de l'habitat (rappelons qu'il a y plus de 23% de logements vacants au centre-ville, et que ce chiffre augmente chaque année).

Dans beaucoup de villes, il n'existe pas d'emplacements libres pour réaliser cela, or à Blois on les possède, ces parcelles ne peuvent pas être construites, et en plus, cela valoriserait cet espace et contribuerait à dynamiser le centre-ville, alors qu'attend-on ?
Jardins partagés, photos d'illustrations.
Terrasses de l'Evéché.
Jeux pour enfants.
Jardins familiaux.
Les murs soutenant les terrasses et orientés Sud-Est peuvent être mis à profit pour du palissage.

Les reliefs peuvent être mis à contribution pour planter des plantes qui s'accomodent d'un sol sec, comme le thym ou le romarin, ou pour aménager des assises.

Le site comporte encore un certain nombre de figuiers, qu'il conviendrait de conserver (certains ont semble-t-il été coupés récemment par la municipalité).

Deux carrières très peu profondes existent sur le terrain. Celles-ci pourraient également être utilisées ou valorisés :
- stockage de légumes (oignons, pommes de terre,...), mais peut-être nécessité de créer un circuit d'air pour assécher le lieu
- culture d'endives ou de champignons (le champignon de Paris peut pousser dans le noir) mais pour la culture des champignons, nécessité de fermer le lieu afin de conserver une hygrométrie élevée et une température fraîche et constante, en toutes saisons.
- rangement des outils, locaux divers, lieu d'exposition, géré par les habitants, dans le même esprit que les jardins.

La parcelle haute, longeant le jardin des 5 sens, difficilement accessible et sécurisable pourrait accueillir des ruches, afin de développer la biodiversité et afin de produire du miel (production : en moyenne de 20 à 25 kg/an/ruche, achat ruche + essaim : environ 200€/ruche).
Ces terrasses font partie d'une partie des anciens jardins de l'évêché (parcelles supérieures) et des potagers de maisons sis rue du Boug Saint-Jean (terrasses inférieures).

Cet ensemble offre un formidable exemple d'adaptation au relief et d'exploitation des atouts que ce relief offre : l'orientation Sud-Est permettait d'y faire pousser des plantes non endémiques comme des figuiers. Certaines terrasses supérieures étaient plantés de ces figuiers (l'orientation et le terrain bien drainé permettant d'y faire pousser des fruits). Le site en comporte encore un certain nombre, qu'il conviendrait de conserver (malheureusement certains ont, semble-t-il, été coupés récemment).
# Réalisation :


+ Des aménagements pouvant s'étaler dans le temps :

La configuration du lieu, en parcelles, permettrait de
réaliser les jardins, au fur et à mesure des moyens financiers (nul besoin de tout aménager d'un coup) et d'étaler les dépenses dans le temps, même si celles-ci sont relativement fort peu élevées, et d'aménager le lieu au fur et à mesure des besoins (nombre de jardiniers). Il n'y a pas besoin d'acquérir dans l'immédiat les deux parcelles appartenant à des privés, même s'il semble intéressant d'acquérir celle située en contrebas de la roseraie. Des conventions peuvent également être signées avec ces particuliers, étant donné que l'entretien est réalisé aujourd'hui par la ville et à ses frais.


+ Travaux :

Techniquement, il serait opportun d'élaborer une liste de contraintes règlementaires et de sécurité, ainsi qu'un phasage des travaux dans le temps.
Les travaux de sécurisation portent essentiellement sur :
- la stabilité des murs,
- la hauteur des parapets (éviter des chutes),
- les accès.
Un certain nombre de murs ont fait l'objet de restauration durant l'été 2012. Pour la majorité des autres murs, la dévégétalisation et la rénovation seront nécessaires un jour où l'autre, puisqu'ils retiennent le coteau, et un affaiblissement de ces murs risque de provoquer une fragilisation de l'équilibre structurel du coteau (éboulement, mouvement de terrain). De plus, plus on attend, plus ça coûte cher, car plus ils se dégradent !
Ces murs peuvent être aussi être restaurés avec le CFA de Blois, des travailleurs sociaux, ou des habitants, comme cela se fait dans certaines villes ou villages. (si un certain nombre de murs nécessitent la pose d'un échafaudage, d'autres ne mesurent qu'un mètre de haut) La zone étant située en secteur sauvegardé, et s'agissant une restauration et d'une mise en valeur, des subventions de l'état peuvent être demandées pour ces restaurations.

Cependant, une partie des parcelles peut être immédiatement cultivable (hormis l'arrivée eau et la préparation du sol -labourage-) : 420m² appartenant à la ville, et 310 au bailleur social Immobilière du Val de Loire. Une ouverture serait nécessaire dans un mur afin de créer un accès (coût estimé à 3000€). Les parapets qui nécessitent une surélévation pourraient l'être par un dispositif peu visible et très écnomique tels que des câbles (sur lesquels peut se développer de la végétation).


+ Arrivée d'eau :

Il est aussi nécessaire d'avoir une arrivée d'eau pour l'arrosage. Celle-ci peut être amené à partie de la roseraie, qui comporte un tuyau non loin pour l'arrosage (angle Nord). Dans la roseraie, les travaux se résumeraient à la création d'un embranchement, au creusement d'une tranchée d'une vingtaine de mètres seulement sous l'herbe ou sous l'allée, ce qui est possible, sans abimer les plantations existantes, et d l'installation dudit tuyau.


+ Aménagement des jardins

Pour la création des jardins, les matériaux (bois pour réaliser les carrés, chaux pour la restauration des murs, etc.) peuvent être descendus de l'esplanade du cavalier par treuil.
La terre ne semble pas manquer, pour un jardin, il faut environ 35 cm de terre végétale, sinon, l'apport coûte autour de 20€ HT /m3 (compter un peu plus ici, étant donné l'accès).
Le but est que l'aménagement (allées, cadres en bois), soit réalisé au maximum par les habitants et de manière collective (leur jardin), même s'ils sont assistés par les services techniques, car impliquer les habitants au maximum et les associer dès le départ, est un gage de réussite et de dévouement pour ce projet.

Il y a aussi des possibilités, sous certaines conditions d'aides publiques (Fond Social Européen,...)
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Traitements possibles des reliefs.
Ces plantes pourraient être des pieds de tomates.
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